La CRÉ de Montréal et le CÉSIM à la Commission parlementaire sur l’économie sociale

La Con­férence régionale des élus (CRÉ) de Mon­tréal et son comité d’économie sociale (CÉSÎM) félici­tent le gou­verne­ment pour son ini­tia­tive de se dot­er d’une loi‑cadre sur l’économie sociale. En plus d’avoir endossé le mémoire du Réseau des CRÉ du Québec, la CRÉ de Mon­tréal a déposé un mémoire à la Com­mis­sion de l’aménagement du ter­ri­toire de l’Assemblée nationale pour faire val­oir les par­tic­u­lar­ités de la région de Mon­tréal. La CRÉ et son comité se dis­ent con­va­in­cus que cette recon­nais­sance posi­tion­nera davan­tage l’économie sociale comme une com­posante essen­tielle du développe­ment régional.

Tout en se réjouis­sant du dépôt de cette loi-cadre, ils recom­man­dent que dif­férentes mod­i­fi­ca­tions lui soient apportées.

« L’économie sociale est un out­il de développe­ment région­al. Le min­istère des Affaires munic­i­pales, des Régions et de l’Occupation du ter­ri­toire doit s’appuyer sur les CRÉ pour son développe­ment, qu’il s’agisse d’assurer la con­cer­ta­tion des parte­naires, de par­ticiper à l’élaboration des poli­tiques et de pro­grammes qui touchent l’économie sociale, ou de con­clure et de gér­er des ententes spé­ci­fiques », a déclaré la prési­dente de la CRÉ de Mon­tréal, madame Manon Barbe.

La Con­férence rap­pelle que la loi insti­tu­ant les CRÉ en fait les inter­locu­teurs priv­ilégiés du gou­verne­ment en matière de développe­ment région­al. Ce man­dat gou­verne­men­tal doit, en con­séquence, se retrou­ver inscrit dans la loi-cadre sur l’économie sociale.

La CRÉ plaide pour une représen­ta­tion qui reflète la diver­sité des acteurs, aus­si bien au plan région­al que nation­al. Actuelle­ment, le pro­jet de loi attribue à la Table un rôle-con­seil générique et prévoit que la nom­i­na­tion de ses mem­bres demeure à la dis­cré­tion du ministre.

La CRÉ recom­mande aus­si que le Plan d’action gou­verne­men­tal soit accom­pa­g­né des moyens financiers adéquats pour soutenir la mise en œuvre de la loi-cadre et le développe­ment de l’économie sociale au Québec, en par­ti­c­uli­er à Mon­tréal qui compte plus de 3 500 étab­lisse­ments offrant plus de 60 000 emplois.

La CRÉ de Mon­tréal pro­pose d’accompagner la loi-cadre d’un mécan­isme de red­di­tion de comptes rigoureux per­me­t­tant de doc­u­menter les avancées de chaque min­istère et organ­isme pub­lic, en ce qui a trait à l’économie sociale et d’en faire dépôt dans un bilan annuel.

Dans son mémoire, la CRÉ recom­mande égale­ment au min­istère des Affaires munic­i­pales, des Régions et de l’Occupation du ter­ri­toire de pren­dre divers­es mesures, en atten­dant le dépôt du Plan d’action accom­pa­g­nant la loi-cadre :

  • recon­duire les ententes spé­ci­fiques de région­al­i­sa­tion en économie sociale avec les CRÉ et en boni­fi­er les montants ;
  • pour la région de Mon­tréal, revoir, les pro­grammes de sou­tien à l’économie sociale et les ren­dre plus acces­si­bles, soit les mesures du Fonds d’initiatives et de ray­on­nement de la métro­pole (FIRM) et le Pro­gramme d’infrastructure pour l’entrepreneuriat col­lec­tif (PIEC) et dot­er le volet Relève Arts et Cul­ture, Mon­tréal du pro­gramme d’aide à l’en­tre­pre­neuri­at (PAEN) ;
  • pour­suiv­re l’exercice, amor­cé de se dot­er d’un por­trait sta­tis­tique à l’échelle du Québec, de con­cert avec l’Institut de la sta­tis­tique du Québec.

Le mémoire de la CRÉ de Mon­tréal, ain­si que celui du Réseau des CRÉ du Québec, est disponible au http://credemontreal.qc.ca

Source : CRÉ de Montréal

 

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