Culture Cible: parler aux bonnes personnes, au bon moment et de la bonne façon

En plus de regrouper cinq médias numériques indépen­dants, la coopéra­tive Cul­ture cible est en train de se tailler une place de choix dans le domaine de la créa­tion de con­tenu des­tiné aux arrondisse­ments et insti­tu­tions artis­tiques. À la tête de la plate­forme Le Canal audi­tif, qui est mem­bre de la coop depuis deux ans, Louis-Philippe Labrèche par­ticipe cette année à L’économie sociale, j’achète! afin d’acquérir des out­ils pour mieux répon­dre aux besoins de cette nou­velle clien­tèle que Cul­ture cible développe depuis quelques années.

« Tous les médias subis­sent une baisse de revenus pub­lic­i­taires impor­tante et sont en décrois­sance for­cée, explique-t-il, mais Cul­ture cible est en crois­sance! On va bien, dans ce milieu qui ne va pas bien. Offrir nos ser­vices aux insti­tu­tions nous per­met d’aller chercher des revenus sup­plé­men­taires à l’aide de con­nais­sances qu’on a déjà et de répon­dre à leurs besoins. » Labrèche cite le man­dat de ges­tion de blogues qui leur a été octroyé par l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve en guise d’exemple.

Pour Cul­ture cible, l’initiative est donc une porte d’entrée pour décou­vrir le fonc­tion­nement des organ­ismes publics et para­publics, un milieu qui peut être très dif­fi­cile à percer. « Les activ­ités de mail­lage nous aident aus­si à com­pren­dre com­ment mieux nous posi­tion­ner en tant qu’entreprise d’économie sociale. On n’a jamais misé sur cet aspect, mais on réalise de plus en plus qu’on devrait le faire, que c’est un atout et qu’il y a des poli­tiques mis­es en place pour favoris­er nos liens avec les insti­tu­tions. » Labrèche révèle qu’un autre objec­tif de sa coopéra­tive est de dévelop­per plus de nou­veaux parte­nar­i­ats à l’extérieur de Montréal.

En plus de faciliter les ren­con­tres avec des clients poten­tiels et de resser­rer les liens entre les entre­pris­es par­tic­i­pantes, L’économie sociale, j’achète! est pour Cul­ture cible un moyen de réfléchir à ses straté­gies de ges­tion et de plan­i­fi­er sa crois­sance. « La séance de codéveloppe­ment a été vrai­ment intéres­sante pour nous. C’est utile d’entendre les solu­tions pro­posées par des gens du milieu des médias numériques et des com­mu­ni­ca­tions. Ça per­met d’aborder d’une manière nou­velle des prob­lé­ma­tiques présentes depuis longtemps », estime Labrèche.

Par­mi ces prob­lé­ma­tiques se trou­ve le recrute­ment. « On a besoin de recruter quelqu’un pour s’occuper des ventes, mais ce n’est pas facile dans notre milieu. On n’a pas les mêmes moyens financiers qu’une grosse entre­prise, et il faut que la per­son­ne com­prenne bien le monde cul­turel et les balis­es de notre façon de faire : par exem­ple, on tient à nos édi­to­ri­aux et à notre indépen­dance médi­a­tique. » À cet égard, Labrèche con­sid­ère que la for­ma­tion en ressources humaines a fourni des pistes de réflex­ion très per­ti­nentes pour son organisation.

Au cours de la prochaine année, Cul­ture cible con­tin­uera de dévelop­per les ser­vices de rédac­tion cul­turelle et de créa­tion pub­lic­i­taire qu’elle pro­pose aux grandes insti­tu­tions. « Je suis vrai­ment fier de la série de pod­casts qu’on développe pour la Place des arts », racon­te Labrèche, qui en est le coor­don­na­teur et recher­chiste. « Plutôt que d’en faire un out­il de pro­mo­tion, la PdA voit la série comme un out­il de médi­a­tion cul­turelle : on y par­le d’art et on va au fond des choses. C’est un pro­jet qui cor­re­spond tout à fait à ce que Cul­ture cible souhaite offrir. »

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