Entrevue : Collection Innova — Dans le cadre de l’économie sociale : j’achète ! on vous présente les entreprises participantes

En ce début d’année 2022, nous reprenons vie avec notre série d’articles por­tant sur les entre­pris­es d’économie sociale par­tic­i­pantes à l’initiative ESJA. Cette semaine, nous vous présen­tons Col­lec­tion Inno­va. Cette entre­prise se spé­cialise dans la créa­tion et la con­fec­tion de vête­ments par­faite­ment adap­tés pour des per­son­nes en perte d’autonomie.

« Nous offrons une garde-robe com­plète de vête­ments qui ren­dent la vie plus facile aux employés qui tra­vail­lent dans les étab­lisse­ments de san­té québé­cois. Les tâch­es d’habiller et de dévêtir une per­son­ne en perte d’autonomie sont ain­si facil­itées, car nos vête­ments sont tous conçus pour une per­son­ne dans l’incapacité de sor­tir de son lit », pré­cise Mme Jean­na Roche, direc­trice adjointe de Col­lec­tion Inno­va.

➖ Une mis­sion sociale qui favorise l’intégration de per­son­nes aux pris­es avec des prob­lèmes de san­té mentale.

« La vaste majorité de nos employés ont obtenu un diag­nos­tic de prob­lèmes de san­té men­tale. Notre objec­tif pre­mier, c’est de favoris­er leur inté­gra­tion sociale par l’entremise des tâch­es effec­tuées dans notre man­u­fac­ture », affirme Mme Roche.

➖ Une pénurie de main‑d’œuvre qui recèle de nom­breux défis !

« Étant don­né le vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion et la fer­me­ture de la plu­part de nos com­péti­teurs, la demande pour nos vête­ments a con­nu une forte crois­sance. Or, nous devons sol­liciter et for­mer de nou­veaux employés. Le secteur man­u­fac­turi­er, par­ti­c­ulière­ment celui du tex­tile, ne jouit pas d’une répu­ta­tion envi­able. Il y a donc un dou­ble défi qui devra être sur­mon­té, celui de l’employabilité, mais aus­si celui de l’image pro­jetée par le secteur. Nous devrons égale­ment envis­ager l’automatisation de cer­taines tâch­es man­u­fac­turières tou­jours en respec­tant nos moyens financiers », explique Mme Roche.

➖ La tran­si­tion écologique passe par la ges­tion de la surproduction.

« Au cours des dernières années, nous nous sommes attaqués aux enjeux de sur­pro­duc­tion en met­tant sur pied un proces­sus rigoureux de plan­i­fi­ca­tion de la pro­duc­tion. Notre col­lec­tion s’appuie aus­si sur des vête­ments renou­ve­lables année après année. Ain­si, nous limi­tons grande­ment la pos­si­bil­ité d’avoir un sur­plus de stocks », con­clut madame Roche.

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