Soirée des partenaires de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal: Le développement durable dans les étoiles

Le 3 décem­bre dernier, au Plané­tar­i­um, la CRÉ de Mon­tréal a fait de sa Soirée des parte­naires un événe­ment écore­spon­s­able ambitieux, sym­bole d’une économie sociale en action et d’un développe­ment durable concret. 

En con­fi­ant sa mise en œuvre à des entre­pris­es d’é­conomie sociale et en choi­sis­sant de com­penser les émis­sions de car­bone pro­duites lors de la soirée, la CRÉ de Mon­tréal a fait le choix du développe­ment durable. On a pu voir les étoiles briller dans les yeux des 450 parte­naires invités, par­mi lesquels plusieurs étaient des par­tic­i­pants au pro­jet-pilote L’é­conomie sociale, j’achète!

Le choix du lieu était des plus appro­priés pour la tenue de cette soirée. En effet, Espace pour la vie, qui rassem­ble le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Plané­tar­i­um, met de l’avant des pra­tiques écologique­ment et sociale­ment respon­s­ables. À titre d’exemple, Espace pour la vie a récem­ment prof­ité de la fin du bail d’opération des restau­rants du Biodôme et du Plané­tar­i­um pour faire place à un ambitieux pro­jet d’économie sociale.

Pen­dant que les invités avaient la tête dans les étoiles en assis­tant aux spec­ta­cles du Plané­tar­i­um, qua­tre entre­pris­es d’économie sociale gar­daient les pieds bien sur terre et s’activaient à faire de cette soirée un suc­cès… durable! Cui­sine col­lec­tive Hochela­ga-Maison­neuve a fourni les bouchées-repas et assur­ait le ser­vice, alors qu’ACTES et ses tech­ni­ciens était en charge de l’audiovisuel. Imprime-Emploi a con­tribué à l’im­pres­sion de mes­sages de sen­si­bil­i­sa­tion apposés sur les coupes à vin des invités. Puis, en toute fin de soirée, Le Sex­tant s’est chargé de net­toy­er les lieux.

Cui­sine col­lec­tive Hochela­ga-Maison­neuve, qui est impliquée dans un pro­jet-pilote avec son arrondisse­ment, a aus­si con­tribué au volet écore­spon­s­able de la soirée en récupérant les restes de table afin de les faire com­poster. Les den­rées non con­som­mées ont, quant à elles, été redis­tribuées à l’or­gan­isme de dépan­nage ali­men­taire CAP Saint-Barn­abé ain­si qu’au refuge pour sans-abri La Mai­son du Père.

« La CRÉ voulait con­cré­tis­er son engage­ment envers l’économie sociale et démon­tr­er à ses parte­naires, qui vien­nent de tous les secteurs d’ac­tiv­ité, qu’il est pos­si­ble d’organiser une soirée écore­spon­s­able de haut niveau avec des entre­pris­es d’é­conomie sociale », souligne Danielle Ripeau, con­seil­lère stratégique – Plan­i­fi­ca­tion et recherche à la CRÉ, et respon­s­able de l’événe­ment. La par­tic­i­pa­tion des parte­naires et l’organisation de la soirée a généré 1,5 tonne de gaz à effet de serre, qui sera com­pen­sée par la plan­ta­tion d’arbres via l’achat de crédits-car­bone de Planetair.

L’é­conomie sociale comme modèle

Soucieuses du suc­cès de la soirée, cha­cune de ces entre­pris­es avait le souci de démon­tr­er son savoir-faire à la fois dans la livrai­son des ser­vices, mais aus­si par leur rôle de con­seiller en amont de l’événement. Préoc­cupée par les moin­dres petits détails de l’or­gan­i­sa­tion, la coopéra­tive de sol­i­dar­ité ACTES a mar­qué des points : « Leur pro­fes­sion­nal­isme est hors du com­mun », a con­staté Mme Ripeau.

« Avec la ges­tion réussie d’un événe­ment de ce cal­i­bre, on casse le préjugé selon lequel l’é­conomie sociale c’est “cheap” », assure Daniel Jacques, directeur des com­mu­ni­ca­tions et prési­dent du con­seil d’ad­min­is­tra­tion d’ACTES. Cette entre­prise d’é­conomie sociale, qui col­la­bore actuelle­ment avec le Con­seil Québé­cois des événe­ments écore­spon­s­ables à la créa­tion d’une accrédi­ta­tion québé­coise « Scène écore­spon­s­able », a per­mis à l’or­gan­i­sa­tion de la Soirée des parte­naires d’at­tein­dre des degrés élevés d’écoresponsabilité.

Créa­teurs de développe­ment durable

« Nous voulons être un acteur de change­ment qui génère plus de développe­ment durable, insiste M. Jacques. Plutôt que de par­ticiper à la guerre des con­trats [en con­sid­érant les com­péti­teurs comme des entre­pris­es que l’on doit écras­er], nous abor­dons l’avenir avec des moyens créat­ifs axés sur la com­préhen­sion et la coopéra­tion. Nous priv­ilé­gions une approche trans­par­ente avec nos clients. Notre but est de les accom­pa­g­n­er pour qu’ils réus­sis­sent à être en phase avec les défis futurs du développe­ment durable. »

Auteur / autrice