projet sol: faire un pas en arrière…pour aller de l’avant!

« Pour un organ­isme, ça fait tou­jours du bien de pren­dre le temps de faire un pas en arrière pour se ques­tion­ner et de prof­iter d’un regard externe sur ses façons de faire les choses. » — Louis-Simon Lar­rivée, Pro­jet Sol

Depuis 2013, le Pro­jet Sol met sur pied des lieux d’affaires (prin­ci­pale­ment des con­ces­sions ali­men­taires, pour le moment) dont la moitié des emplois sont comblés par d’anciens par­tic­i­pants des organ­ismes d’insertion pro­fes­sion­nelle mem­bres. Son prin­ci­pal client, le Biodôme, a toute­fois annon­cé sa fer­me­ture pour réno­va­tions majeures au print­emps 2018, ce qui a entraîné une restruc­tura­tion impor­tante de l’entreprise d’économie sociale.

« La fer­me­ture du Biodôme nous a for­cés à faire un développe­ment – qui n’était pas néces­saire­ment une crois­sance, car il fal­lait absol­u­ment trou­ver une façon d’assurer la prospérité de l’organisme », explique Louis-Simon Lar­rivée, directeur général du Pro­jet Sol depuis 2015. « C’est surtout lorsque le Biodôme rou­vri­ra que nous ver­rons l’impact des nou­velles démarch­es que nous avons entreprises. »

En prévi­sion des réno­va­tions qui avaient été annon­cées par Espace pour la vie Mon­tréal (et dont la fin est pour l’instant prévue en décem­bre 2019), le Pro­jet Sol s’est mis à la recherche de nou­veaux clients pour l’implantation et la ges­tion de ser­vices ali­men­taires qu’il pro­pose. C’est ain­si qu’il a d’abord con­clu une entente avec le Stade de soc­cer de Mon­tréal, où il opère un kiosque ali­men­taire et des machines distributrices.

« Même s’il est de plus petite enver­gure, ce con­trat a joué un rôle impor­tant parce qu’il nous a per­mis de sor­tir nos opéra­tions du Biodôme. De revoir et d’adapter ce que nous offrons et nos façons de faire afin d’être en mesure de pro­pos­er le ser­vice partout. De ne plus être trib­u­taires d’un seul client comme le Biodôme », racon­te Larrivée.

Peu de temps après, le Pro­jet Sol a con­clu une entente majeure avec le Col­lège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. « Nous avons dû trou­ver un gros con­trat assez rapi­de­ment, pour combler la perte de l’autre, et c’est la sig­na­ture avec le Col­lège qui nous a per­mis de pour­suiv­re. Nous assurons main­tenant la ges­tion et l’opération de l’entièreté de ses ser­vices ali­men­taires, et nous con­tin­uerons de la faire en par­al­lèle au Biodôme. C’est ce qui entraîn­era notre crois­sance à long terme », ajoute-t-il.

Par­tic­i­pant de la cohorte actuelle de l’initiative L’économie sociale, j’achète!, le directeur général prof­ite de l’année pour pour­suiv­re la sta­bil­i­sa­tion de son organ­isme, redéfinir ses proces­sus de ges­tion, suiv­re des for­ma­tions pour mieux se famil­iaris­er avec les dif­férents bâilleurs de fonds et posi­tion­ner Pro­jet Sol sur l’échiquier de l’économie sociale dans le Grand Montréal.

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