La Maison du développement durable ouvre ses portes

La Mai­son du développe­ment durable, pre­mier bâti­ment com­mer­cial qui vise à être cer­ti­fié LEED pla­tine nou­velle con­struc­tion dans le cen­tre-ville d’une grande aggloméra­tion canadienne,a été  inau­gurée le jeu­di 6 octo­bre, par huit organ­i­sa­tions à voca­tion sociale et envi­ron­nemen­tale ain­si que par les parte­naires dona­teurs du pro­jet. « Pari tenu! », lance son prési­dent, Sid­ney Rib­aux. Le chantier fait aujourd’hui place à une vit­rine envi­ron­nemen­tale et tech­nologique en plein cœur du Quarti­er des spec­ta­cles de Mon­tréal, un lieu de ren­con­tres et d’échanges tant pour les organ­i­sa­tions qui veu­lent y tenir des évène­ments que pour les citoyens invités à y participer.

« La Mai­son du développe­ment durable est un pro­jet ambitieux, qui a vu le jour grâce à la col­lab­o­ra­tion d’une large com­mu­nauté d’ac­teurs engagés pour le développe­ment durable », se réjouit M. Rib­aux, égale­ment coor­don­na­teur général d’Équiterre. Elle vise notam­ment à créer une véri­ta­ble syn­ergie entre ses mem­bres fon­da­teurs, soit Amnistie inter­na­tionale Cana­da fran­coph­o­ne, le Cen­tre de la petite enfance Le Petit réseau, le Con­seil région­al de l’environnement de Mon­tréal, ENvi­ron­nement JEUnesse, Équiterre, Option con­som­ma­teurs, le Regroupe­ment nation­al des con­seils régionaux de l’environnement du Québec et Vivre en Ville.

Activ­ités grand pub­lic et programmation
« Main­tenant que l’édifice est con­stru­it, nous tra­vail­lons à dévelop­per notre pro­gram­ma­tion à l’intention du grand pub­lic et des acteurs du développe­ment durable, et je suis heureux de vous inviter, au nom de tous les mem­bres, à notre semaine d’activités entourant l’inauguration qui com­mencera le 17 octo­bre prochain », explique son prési­dent. Au menu, des con­férences, notam­ment de Steven Guil­beault d’Équiterre, de Béa­trice Vau­grante d’Amnistie inter­na­tionale, de François Reeves, car­di­o­logue et de Lau­re Waridel, éco-soci­o­logue, la pro­jec­tion des films Home et Sagac­ité, des vis­ites de l’édifice, des ate­liers pra­tiques, un 5 à 7, un ral­lye et des dégus­ta­tions de pro­duits équita­bles et biologiques. Ces activ­ités gra­tu­ites témoignent de la var­iété des thèmes liés au développe­ment durable aux­quels les mem­bres fon­da­teurs s’intéressent, comme le trans­port écologique, les change­ments cli­ma­tiques, le micro­crédit, l’urbanisme et le com­merce équitable.

La Mai­son du développe­ment durable sera égale­ment l’hôte de plusieurs évène­ments majeurs cet automne dont le cours inter­ac­t­if « Développe­ment durable pour les lead­ers » offert par Nat­ur­al Step Cana­da, la con­férence « Provin­cial Cli­mate Lead­er­ship Con­fer­ence » du Réseau Action Cli­mat Cana­da; une ren­con­tre de mobil­i­sa­tion auprès des entre­pris­es québé­cois­es organ­isée par 1% for the Plan­et et le Marathon d’écriture annuel d’Amnistie inter­na­tionale à l’occasion de la Journée inter­na­tionale des droits de l’homme.

Des parte­naires aux pouces verts
M. Pierre Morin, prési­dent d’Alcoa Cana­da, le parte­naire prin­ci­pal du pro­jet, ain­si que les représen­tants des autres parte­naires majeurs du pro­jet, M. Pierre Arcand, min­istre du Développe­ment durable, de l’Environnement et des Parcs, M. Gérald Trem­blay, maire de Mon­tréal, M. Robert Dut­ton, prési­dent et chef de la direc­tion de RONA et M. Thier­ry Van­dal, prési­dent-directeur général d’Hydro-Québec, en présence du groupe musi­cal Mes Aïeux, ambas­sadeurs du pro­jet, ont offi­cielle­ment inau­guré le lieu avec l’ensemble des arti­sans du projet.

La Mai­son du développe­ment durable, un pro­jet de 27 mil­lions de dol­lars, a égale­ment pu compter sur l’importante par­tic­i­pa­tion du min­istère des Affaires munic­i­pales, des Régions et de l’Oc­cu­pa­tion du ter­ri­toire, de Bell, du Mou­ve­ment des caiss­es Des­jardins, de la Fédéra­tion cana­di­enne des munic­i­pal­ités, de la Fon­da­tion EJLB, de la fon­da­tion de la famille J.W. McConnell, de lg2, de Cas­cades, de Gaz Métro, de l’Arrondissement de Ville-Marie, de Carat, du Fonds de sol­i­dar­ité FTQ, de Pomer­leau, de Red­cliff Métivi­er, de la SAQ, de Transcon­ti­nen­tal Inc., de La Fon­da­tion Daniel Lan­glois pour l’art, la sci­ence et la tech­nolo­gie ain­si que de nom­breux autres dona­teurs. « En don­nant un coup de pouce qui a per­mis de réalis­er le pro­jet, tous ces parte­naires ont démon­tré qu’ils avaient le pouce vert! », souligne Sid­ney Ribaux.

Un bâti­ment écologique
« L’édifice de la Mai­son du développe­ment durable se dis­tingue net­te­ment : il asso­cie, dans un équili­bre maîtrisé, des per­for­mances archi­tec­turales et écologiques qui garan­tis­sent aux usagers une qual­ité de vie unique tout en pro­tégeant l’environnement », explique l’architecte du pro­jet Anik Shooner, de la firme MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes.

« Il s’agit d’un des bâti­ments à bureaux les plus per­for­mants en matière énergé­tique au Québec. Une atten­tion par­ti­c­ulière a été portée au choix des matéri­aux, à la ges­tion écologique de l’énergie, de l’eau et des déchets ain­si qu’en instau­rant une ges­tion sociale », pré­cise Sid­ney Ribaux.

Le bâti­ment est notam­ment équipé d’un sys­tème de géother­mie urbain, d’une enveloppe ther­mique très per­for­mante équipée d’une fen­es­tra­tion à triple vit­rage et d’un toit vert d’environ 800 m². Les idéa­teurs du pro­jet ont voulu aller plus loin que la cer­ti­fi­ca­tion LEED en ajoutant, par exem­ple, un mur végé­tal de près de 38 m², en faisant appel aux ser­vices d’une entre­prise d’insertion sociale, le Boulot vers, pour con­stru­ire ses armoires de cui­sine et cer­tains meubles et en util­isant du bois de fond de riv­ière pour recou­vrir les garde-corps de l’escalier et de la passerelle. Par souci de cohérence, la Mai­son du développe­ment durable a obtenu de la Ville l’autorisation de ne pas dot­er le bâti­ment des espaces de sta­tion­nement habituelle­ment pre­scrits par la règle­men­ta­tion municipale.

« Mer­ci à toute l’équipe vision­naire qui a tra­vail­lé à ce pro­jet. Nous espérons que la Mai­son du développe­ment durable inspir­era bon nom­bre de pro­mo­teurs à dévelop­per des pro­jets qui réduisent l’empreinte envi­ron­nemen­tale et la con­som­ma­tion énergé­tique », con­clut son président.

À pro­pos de la Mai­son du développe­ment durable
Huit organ­i­sa­tions engagées dans la pro­mo­tion du développe­ment durable se sont réu­nies afin de créer la Mai­son du développe­ment durable, un bâti­ment écologique démon­stratif dont la mis­sion est d’inspirer autant les actions des décideurs du secteur immo­bili­er que celles du grand pub­lic, en faveur du développe­ment durable.

La Mai­son du développe­ment durable offre à ses mem­bres et au pub­lic des lieux d’échanges et de ren­con­tres en pro­posant des salles de con­férences et l’Atrium, un espace excep­tion­nel avec son mur végé­tal et sa baie vit­rée de cinq étages. La ter­rasse sur le toit sera ouverte dès le print­emps 2012. Ces salles peu­vent être louées au www.maisondeveloppementdurable.org.

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