Station Ça pousse!

Ça pousse! lance une sta­tion de jar­di­nage intérieur

Ça pousse! est une ini­tia­tive d’économie sociale du Dépôt cen­tre com­mu­nau­taire d’alimentation (Notre-Dame-de-Grâce) qui conçoit et amé­nage des jardins, en plus d’animer des ate­liers édu­cat­ifs des­tinés à divers groupes d’âge.

« Notre par­tic­i­pa­tion à L’économie sociale, j’achète! nous a per­mis d’optimiser nos proces­sus, ce qui a dégagé du temps pour men­er les activ­ités de mar­ket­ing qu’on pou­vait rarement faire. Nous avons pu aller chercher plusieurs nou­veaux clients et dévelop­per nos ser­vices. » Car­ole-Anne Lapierre, Ça pousse! 

Car­ole-Anne Lapierre, coor­don­na­trice du pro­gramme, estime que la pre­mière par­tic­i­pa­tion de son organ­isme à L’économie sociale, j’achète! porte déjà ses fruits : « Notre bassin de clien­tèle tra­di­tion­nel était surtout com­posé d’écoles, ce qui a ses avan­tages et défis. La nou­velle approche mar­ket­ing que nous avons mise en place nous a per­mis de cibler des entre­pris­es privées ain­si que de nou­veaux organ­ismes, entre autres du milieu des arts, où nous n’étions pas très connus. »

C’est ain­si que Ça pousse! a dévelop­pé des activ­ités de team-build­ing des­tinées aux employés de Google et du Cen­tre Phi, entre autres. « Nous avons éten­du notre approche éduca­tive à de nou­velles clien­tèles, autant sco­laires qu’institutionnelles et privées, et nous avons aus­si éten­du notre offre sur la Rive-Sud de Mon­tréal», pour­suit Lapierre, en pré­cisant que l’organisme con­tin­uera son développe­ment auprès du secteur privé au cours des prochaines années.

« Une autre réal­i­sa­tion dont nous sommes très fiers est le ser­vice d’hortithérapie que nous avons réal­isé cette année en col­lab­o­ra­tion avec le pro­gramme SIM (Suivi inten­sif dans le milieu) du CLSC de Côte-des-Neiges. » Lapierre racon­te que Ça pousse! a reçu beau­coup de feed-back posi­tif suite aux séances d’hortithérapie, des­tinées à des per­son­nes éprou­vant des trou­bles de san­té men­tale. « Le jar­di­nage aide vrai­ment ceux qui souf­frent de trou­bles de san­té men­tale. On va beau­coup plus loin que l’apprentissage du jar­di­nage : ça devient leur point d’ancrage chaque semaine. »

Plusieurs autres inno­va­tions sont en chantier au sein de l’organisme, y com­pris le lance­ment cet automne de la Sta­tion Ça pousse!. « Dans le cadre de notre par­tic­i­pa­tion à l’initiative, nous avons pu amélior­er notre plan­i­fi­ca­tion stratégique et iden­ti­fi­er nos dif­fi­cultés. Dans notre domaine, c’est surtout la saison­nal­ité. La créa­tion d’une sta­tion de jar­di­nage intérieur ouverte toute l’année nous per­me­t­tra d’étendre nos activ­ités sur plusieurs saisons. »

Lapierre ajoute que Ça pousse! reçoit de plus en plus de deman­des en prove­nance de régions éloignées du Québec, mais qu’il est pour l’instant impos­si­ble pour son entre­prise de cou­vrir un si grand ter­ri­toire. Un pro­jet de for­ma­tion clé en main, des­tiné aux enseignants de l’ensemble du Québec, est actuelle­ment en ges­ta­tion. « Nous ne pou­vons pas aller partout, mais nous pou­vons coach­er les profs afin qu’ils puis­sent eux-mêmes ani­mer des ate­liers de jar­di­nage avec leurs élèves. En tant qu’experts dans l’approche péd­a­gogique du jar­di­nage, nous cher­chons de nou­velles oppor­tu­nités entre­pre­neuri­ales de faire ray­on­ner cette expertise. »

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